Nos chiffres clés

Qui gagne, perd




Nos chiffres clés



Issus de notre rapport d'activité 2008, portant uniquement sur des joueurs dépendants du jeu
nous remercions les visiteurs de cette page de citer S.O.S. Joueurs comme l'auteur de ces éléments s'ils les utilisent


provenance géographique des demandes d'aide
Toutes les régions françaises sont, comme chaque année, représentées, avec toujours une nette domination de demandes émanant de Paris et sa région. Les régions PACA et Rhône-Alpes demeurent également deux autres bassins fortement demandeurs.

Tendances sociologiques

Les hommes sont toujours surreprésentés : 78,2 % ; mais progressivement, les femmes augmentent leurs effectifs d'année en année : 21,8 %.
Les classes d'âge les plus représentées se situent entre 30 et 49 ans. Par rapport aux années précédentes, nous notons un léger fléchissement des joueurs âgés de 50 à 59 ans, avec en parallèle un accroissement des joueurs plus jeunes : les 20-29 ans.
Les joueurs mariés ou en union libre totalisent 63,1 %
Les joueurs ayant des enfants s'élèvent à 63,4 %
Les C.S.P. les plus représentées sont celles des ouvriers et employés : 52,3 %. Nous notons une augmentation des étudiants : 4,6 %. Les chômeurs, retraités et personnes sans activité professionnelle totalisent 28,3 %.
La médiane des revenus mensuels des joueurs s'élève à 1 450 €

Endettement

Les conséquences financières et sociales sont impressionnantes : enfants, parfois en bas âge, qui ne sont plus nourris correctement ; loyers impayés…
L'endettement est tel, qu'une vie de travail ne suffira pas à y faire face. L'entourage familial du joueur s'endette également pour venir en aide au joueur, tout cela n'empêchant en rien la poursuite du jeu.
79,5 % des joueurs sont endettés
4,3 % sont en commission de surendettement
Pour 2 600 joueurs capables d'évaluer le montant de leurs dettes, celles-ci s'élèvent à 110 millions d'euros en capital emprunté (donc intérêts non compris)

Délits

En 2008, nous avons dénombré 247 délits destinés à financer la pratique du jeu. Le plus souvent ils sont commis dans l'intention de "se refaire" pour éponger les dettes contractées. Le délit est alors pour eux comme l'ultime solution.

Fréquence de la pratique de jeu

Nous constatons sans surprise, au regard des précédentes années, que 85,3 % des joueurs ont majoritairement une fréquence de jeu quotidienne ou multi-hebdomadaire.

Offre de jeu et demande d'aide

Nous invitons le lecteur à prendre en considération le nombre de points de vente avant de tirer une conclusion des pourcentages qui sont communiqués.
Nous entendons par jeux pratiqués ceux qui apparaissent comme étant le support de l'addiction au jeu des joueurs qui nous contactent.

%

Points de vente

Française des Jeux

35,6 %

38 700

P.M.U.

33,9 %

9 992

Casinos

34,1 %

197

Cercles

4 ,7%

10

Jeux en ligne

27,6 %

Sites estimés à 6 000

Jeux clandestins

2,8%

-

Jeux autres

0,5%

-

Jeux N.C.

0,4%

-

Nb : un joueur pouvant pratiquer plusieurs jeux, le total dépasse les 100 %

Zoom sur l'offre des jeux en ligne

Nous notons un accroissement très significatif des demandes d'aide portant sur les jeux en ligne : en 4 ans nous sommes passés de 4,9 % de demandes à 27,6 % en 2008.

Poker

13,7 %

Paris sportifs

4,7 %

Paris sur courses

0,1 %

Autres jeux en ligne

9,0 %

N.C.

0,1 %

Total

27,6 %


Le poker continue de progresser dans les pratiques de jeu addictives qui sont portées à notre connaissance.
Les « autres jeux en ligne » figurent également en bonne place, et regroupent essentiellement des jeux de casino dont l’intérêt des joueurs se porte sur les jeux suivants, par ordre décroissant :
-    machines à sous - vidéo poker - roulette - black jack

Zoom sur le poker

Nous isolons cette année encore le poker des autres jeux car, aujourd'hui très tendance, il apparaît en effet en très nette progression dans les pratiques de jeux recensées :

Poker casino

0,1 %

Poker cercle

3,3 %

Poker « illégal »

2,2 %

Poker internet

13,7 %

Total

19,3 %


L'évolution du jeu de poker toutes offres confondues ces 4 dernières années est préoccupante : nous sommes passés de 0,5 % de demandes d'aide concernant le poker en 2005, pour progresser jusqu'à 19,3 % en 2008.

Nous restons bien sûr extrêmement vigilants quant à l'augmentation de la pratique du poker et des jeux en ligne.